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La moitié des Français piégés par le Livret A

Si un Français sur deux aimerait quitter le Livret A, aucune autre solution de placement aussi sécurisée et gratuite ne se profile à l’horizon.

Désintérêt du Livret A

Suite à l’abaissement à 0,75% du taux de rémunération du Livret A le 1er août, une chute à laquelle les épargnants étaient préparés depuis longtemps, un sondage paru le lendemain dans Ouest France montre qu’un Français sur deux souhaite placer son épargne ailleurs que sur son Livret A. En revanche, 40% des Français ne bougeront pas.

93% des Français possèdent un Livret A et l’encours de ce produit d’épargne réglementée glisse mois après mois, tombant fin juin à 260 milliards d’euros. Depuis la fin de l’année 2013, il a perdu plus de 6 milliards d’euros. Cette désaffection succède à un âge d’or où le taux avait atteint 2,25% (1er août 2011) et le plafond d’épargne était repoussé à 22 950 euros (1er janvier 2013).

Mais la question reste entière, si le Livret A est inefficace, où placer ses économies

Croissance des encours d’assurance-vie et de PEL

D’après le dernier rapport de la Banque de France, l’épargne a été réorientée en 2014 vers le plan d’épargne logement (PEL) et l’assurance-vie. Des produits relativement sécurisés et un peu plus rémunérateurs en contrepartie d’un blocage, plus ou moins long, des sommes déposées.

Avec sa rémunération de 2,5%, la progression de l’encours du PEL en 2014 a été chiffrée à plus de 9%, portant son encours à 216 milliards d’euros.

Du côté des fonds en euros à capital garanti de l’assurance-vie, la collecte s’est élevée en 2014 à 43 milliards d’euros, gagnant 3,4%. Au premier semestre 2015, l’assurance-vie engrange 12,3 milliards d’euros supplémentaires, près de 2 milliards de plus que l’année dernière à la même époque.

On en conclut que les Français ont encore les moyens d’épargner mais leurs économies sont destinées à des produits sûrs. Le PEA PME et les contrats d’assurance-vie euro croissance lancés en 2012 pour incliner ce flux d’épargne vers les entreprises n’ont pas encore convaincu. L’attente va à un produit profitable et garanti. Un appel criant à l’inventivité des banques.